Le moulin de San Miguel

Le moulin de San Miguel d´Oñati appartenait au complexe seigneurial du monastère de San Miguel, sur lequel ses patrons laïques, les comtes d'Oñate, possédaient le droit de perception des dìmes. Ceux-ci possédaient au XVe siècle, au moins, trois moulins placés dans la vallée, ceux d'Olalde (vendu à une autre famille puissante locale: les Lazarraga), Linazibar et celui de San Miguel, ces deux derniers cités documentalement pour la première fois respectivement en 1440 et 1432.

Au moulin de San Miguel les paysans du Seigneur avaient l'obligation de venir moudre ainsi que ceux qui avaient leurs terres et leurs maisons sur le sol de la propriété du monastère. Ce droit seigneurial supposait une charge lourde pour les paysans, ils ont essayé de faire face en lui désobéissant bien qu´en plaidant contre lui. Dans cette situation, le premier procès contre l´obligation de moudre dans les installations du Comte remonte à 1482, se réouvrant successivement en 1583, 1627, 1658 et 1741. Le dernier accord entre les paysans et le Comte pour ce motif lié au droit que les comtes avaient de percevoir la dîme, comme les patrons qui étaient de l´église.

San Migel Errota, Oñati, Gipuzkoa

Durant le XIXe siècle le moulin a continué de travailler d´une forme de plus en plus précaire et plus de forme seigneurial mais comme propriété privée des comtes. En 1899 il a cessé de figurer dans le matricule industrielle, on en a déduit qu´il avait cessé de fonctionner mais il a continué en maintenant sa structure hydraulique, parce qu´il pouvait être mis à profit pour un autre type d´industrie. L´utilisation de l´eau qui coulait par le canal de San Miguel dans les fins d´années du XVIIIe siècle et au courant du XIXe après être passé par les zones habitées de maisons et de grands jardins, il a provoquait des ennuis et des difficultés, mais aussi des profits. Par exemple, les religieuses de Santa Ana utilisaient les eaux du canal dans leur grand jardin ce qui leur faisait un report non peu bénéfique, mais aussi il leur apportait à l´occasion quelques problèmes, comme l´innondation qu´elles ont subie en 1773 quand le lit a été bouché et les eaux ont débordées sur l´édifice du couvent. Un autre usage curieux des eaux du moulin de San Miguel fut de servir pour alimenter une "Maison de bains" en Lekunbarri. Il a fonctionné au milieu du XIXe siècle, en somme en 1859 avec une installation de trois baignoires..

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En 1905 les religieuses du couvent de Santa Ana ont acheté le moulin de San Miguel à Juan Gordoa y Perea, qui l´avait acquis peu de mois avant au mandataire de la Comtesse d´Oñate. Entre 1923 et 1926 des oeuvres importantes de transformation ont été faites et on a installé une nouvelle turbine, en 1929 l´antique moulin de San Miguel travaillait déjà comme charpenterie-scierie. Celui-la n´a pas suivit le même chemin que beaucoup d´autres moulins dans les premières décennies du XXe siècle, ils ont mis sa structure hydraulique à profit pour se convertir dans des scieries ou dans des petites centrales électriques. Initialement la scie fonctionnait exclusivement avec une énergie hydraulique, elle s´est tout de suite complété avec l´énergie électrique. La turbine a cessé de fonctionner avec l´eau en 1960. En 1983 le Conseil municipal d´Oñati a acquis l´ancien moulin de San Miguel au couvent des religieuses de Santa Ana et en 1997 celui-ci fut abattu pour construire des demeures, mais à l´étage inférieur se sont maintenus les restes archéologiques qui restaient de l´exploitation de farine.

Le moulin - musée du San Miguel garde les éléments d´origine et a incorporé des pièces d´autres lieux, pour compléter l´ensemble quelques nouvelles pièces ont été fabriquées en suivant les modèles de différentes provenances.

Il convient de ressortir comme éléments originaux la localisation et la structure globale du génie: du canal d´irrigation ou du dépôt qui reprenait l´eau destinée à mouvoir le moulin restant, bien que le lit conducteur ou le canal ait disparu. Elle reste visible, bien que, pour se trouver divisée, on n´ait pas pu profiter de la dernière pierre de farine qui a été utilisée dans le moulin.

Les pierres qui broyaient le maïs et la turbine en fer, ainsi que les destinées au blé, la potence pour changer les pierres, proviennent de Narbaizabolu-Goikoa, de Bergara. La turbine en bois, qui était abîmé dans le moulin mentionné, a été reconstruite dans un bois de hêtre, comme réplique de l´originale.

En ce qui concerne les trémies ou les caisses, en forme d´un cône inversé, où se jette le grain qui tombe aux pierres pour se transformer en farine, elles ont été réalisées en prenant pour le modèle le moulin Lastur-Goikoa, de Lastur.

A la fin ce que l´on peut observer du processus complet du broiement, il s´est privé d´un des jeux de pierres meunière de la caisse correspondante qui les couvre. Il reste la même manière de fonctionnement des turbines qui, remuées par l'eau, les axes et les pierres activeront les roulements qui moudront le grain.

San Migel Errota, Oñati, Gipuzkoa

Localisation: OFFICE DE TOURISME DE OÑATI
San Juan Kale, 14 (En face de l´Universidad de Sancti Spiritus)

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